25.09.2008

Entre les murs

Un bien beau film, un rien chiant, donc pas si mal en fait. En France il semble y avoir un véritable engouement pour les films autour de l'école, l'épicentre de la crise sociétale, à laquelle nous ne comprenons plus grand chose.

Il s'agit donc d'un film politique, cependant réalisé par un cinéaste non engagé. Situé entre le réel et la fiction, avec des acteurs et des non-acteurs, disons des actants pour utiliser un mot qui en jette un peu, le film expose les difficultés d'un enseignant (idéaliste?) à faire son travail dans le contexte tendu d'une sorte de classe de ZEP. En l'occurence, cette approche mixte fiction/documentaire est importante, parce que ce mélange des genres crée une ambiance, une qualité très particulière, sorte de néo-réalisme à la française. Le film a été tourné en vidéo numérique avec 3 caméras tournant en continu, dans la longueur, et ceci pour pouvoir capturer des instants très fugaces, et laisser "le réalisme" imprimer sa marque dans le film.

Et donc nous suivons le protagoniste, jeune professeur principal de français, profil de gauche, sentimental, aux prises avec une classe d'élèves d'origines diverses: afrique, asie, maghreb, europe - à l'image du XXe arrondissement de Paris. Ce professeur se trouve également être l'auteur du livre éponyme, ainsi que le coscénariste du film, ajoutant davantage de confusion entre le réel et la mise en scène. Cela se passe dans un collège du XXe arrondissement de Paris, où ce professeur s'évertue à instaurer un climat sympa, open mais pas trop, avec ces élèves de 4e qui en profitent un peu mais pas trop. Et là nous avons Souleymane, un élève d'origine malienne, que ce professeur arrivera, à contrario, à faire exclure du collège, avec la perspective d'un retour forcé au Mali (spécial dédicace à Sarko).

Le scénario est bien échafaudé, les personnages sont attachants, mais le propos reste assez caricatural, voire simpliste. Le film se demande (et nous demande) si l'école - que l'on désigne idéalement comme le lieu de "la chance pour tous" -, est dans son rôle lorsqu'elle est à l'origine du renvoi d'un élève, apparement mal adapté.

Malgré son inadaptation, Souleymane est un individu intéressant, selon la grille d'appréciation du jeune professeur, et de la mienne aussi. C'est lui qui, à l'occasion d'un exercice d'autoportrait, en arrivera à dire au professeur, qu'il n'a pas l'habitude de se dévoiler en public, ce qui paraît parfaitement légitime et remet en question l'exercice. La transparence n'est-t-elle pas liberticide ? De plus, il a un magnifique tatouage sur l'épaule, inspiré du Coran, et qui dit en substance: "si tu n'as rien de plus intéressant à ajouter au silence, autant fermer ta gueule", une formule péremptoire qui renvoie le verbiage du cours dans une sorte de néant philosophique des plus intéressants.

Le film s'adresse aux professeurs, à travers cette histoire particulière de prof qui "travaille à la paix sociale", en plus ou au delà de ses attributions d'enseignant, et qui, semble-t-il, se retrouve piégé dans l'engrenage fallacieux de l'exclusion d'un élève, alors qu'il favorise dans sa façon de faire, une ouverture et une souplesse entre la position de l'enseignant et la position de l'élève.

Pour conclure, je dirais qu'il s'agit d'un bon film, qui pose des questions, et se garde bien entendu d'apporter la moindre réponse. Si tu n'as rien de plus intéressant à ajouter au silence, autant fermer ta gueule.

18.04.2008

The Bilan

Bonbonbonbonbonbon, bon, bon ... mettons que l'opération Dugenou meets Houellebecq soit un essai, déformé puis transformé. Mais à quel prix mon ami-e ? (justement quedalle). Dans l'intégration des vidéos youtubesques, l'image se retrouve systématiquement désynchronisée, elle est en retard sur le son. Dans un premier temps, ça m'a paru catastrophique, puis je me suis dit que c'était peut-être une bonne idée , parce qu'en effet, cet objet filmique a été conçu sur le principe même du décalage image/son. Donc si Youtube en remet une couche, c'est juste qu'il a parfaitement compris le principe de ce film. Tropacon Youtube ! De plus, Youtube a eu l'idée géniale de choisir de mettre d'abord le son, et sa spécificité évanescente, qui me paraît contenir l'essentiel du propos; et l'image, beaucoup moins importante, n'aura qu'à se démerder pour raccrocher les wagons, induisant de fait, ces fameux décalages, et je l'espère, une porte d'accès vers l'altérité. Je reconnais bien entendu avoir un mépris diffus pour l'image, et je compâtis parfaitement avec les religions qui en interdise la prolifération. Par ailleurs cette histoire était déjà un truc assez flottant, voire flou, dans sa forme littérale, puis filmique. Depuis qu'il survit sur le WEB, je crois qu'il est devenu proprement insaisissable.

La grosse amélioration, c'est tout de même le découpage. Et oui, parce vous avez échappé à la version intégrale, dans la salle obscure, en grand pour les yeux, et en fort pour les oreilles. Et ça durait une heure, et après fallait encore se taper le débat avec Dugenou. Bref, une expérience monstrueusement bavarde - le moi-je-movie dans toute son horreur. Ceci aura je pense, obscurément contribué au billet Parler n'est pas vraiment nécessaire. Mon dieu, nous sommes peu de chose.

Je ne m'attarderai donc pas sur le sens de ce truc ... et même, je vous en propose un autre, de truc: la personne qui m'aura transmis le rapport le plus pertinent sur cet objet filmique, deviendra le bienheureux acquéreur du dévédé original, avec l'image et le son synchronisés, une très jolie pochette, et un authentique poil de couille de l'auteur-réalisateur (lavable en machine à 40°).

 

Bonne chance à tous °v°

14.04.2008

Dugenou meets Houellebecq - the film - dernière partie

André Dugenou, reporter subjectif, se rend au ZKM, à Karlsruhe, en Allemagne, pour assister à une lecture de Plateforme, par Michel Houellebecq.

 

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13.04.2008

Dugenou meets Houellebecq - the film - 8ième partie

André Dugenou, reporter subjectif, se rend au ZKM, à Karlsruhe, en Allemagne, pour assister à une lecture de Plateforme, par Michel Houellebecq.

 

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11.04.2008

Dugenou meets Houellebecq - the film - 7ième partie

André Dugenou, reporter subjectif, se rend au ZKM, à Karlsruhe, en Allemagne, pour assister à une lecture de Plateforme, par Michel Houellebecq.

 

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09.04.2008

Dugenou meets Houellebecq - the film - 6ième partie

André Dugenou, reporter subjectif, se rend au ZKM, à Karlsruhe, en Allemagne, pour assister à une lecture de Plateforme, par Michel Houellebecq.

 

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07.04.2008

Dugenou meets Houellebecq - the film - 5ième partie

André Dugenou, reporter subjectif, se rend au ZKM, à Karlsruhe, en Allemagne, pour assister à une lecture de Plateforme, par Michel Houellebecq.

 

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04.04.2008

Dugenou meets Houellebecq - the film - 4ième partie

André Dugenou, reporter subjectif, se rend au ZKM, à Karlsruhe, en Allemagne, pour assister à une lecture de Plateforme, par Michel Houellebecq.

 

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03.04.2008

Dugenou meets Houellebecq - the film - 3ième partie

André Dugenou, reporter subjectif, se rend au ZKM, à Karlsruhe, en Allemagne, pour assister à une lecture de Plateforme, par Michel Houellebecq.

 

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02.04.2008

Dugenou meets Houellebecq - the film - 2ième partie

André Dugenou, reporter subjectif, se rend au ZKM, à Karlsruhe, en Allemagne, pour assister à une lecture de Plateforme, par Michel Houellebecq.

 

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