06.09.2007
Le rugby est artistique au même titre que mère Théresa
Pourquoi les administrateurs culturels de droite sont-ils si lamentables ? Le point de vue de Christine Albanel:
http://www.culture.gouv.fr/culture/actualites/index-rugby2007.htm
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Bonne nuit les petits.
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05.09.2007
Dieu existe, voici son oeil gauche
l'oeil de Dieu.doc
Quand ce truc m'est arrivé, j'ai immédiatement ricané. Puis j'ai réfléchi. J'ai alors compris que je faisais partie d'une grande secte merveilleuse, que le plan se réalisait, et que désormais ma vie serait différente.
Bon dieu, Il a eu foutrement raison de se manifester en fin de compte. Maintenant les choses vont vraiment changer. L'humanité touche enfin au but. Nous allons maintenant rencontrer notre créateur. Papa.
Oh my Lord, your left eye is so blue
20:35 Publié dans recyclage | Lien permanent | Envoyer cette note
04.09.2007
Julien aime vous pourrir la vie
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01.09.2007
Le monde se divise en deux catégories
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25.08.2007
Shabbat shalom
08:30 Publié dans images | Lien permanent | Envoyer cette note
23.08.2007
Documenta 12

Comme le logo l'indique, nous sommes dans un univers carcéral et nous comptons péniblement chaque exposition. Il y a 12 traits, c'est la douzième Documenta. La Documenta a lieu en gros tous les 5 ans, la première édition remonte à 1955. La Documenta a longtemps été la manifestation d'art contemporain la plus importante d'Europe; j'ose espérer que ce n'est plus le cas, parce que c'est vraiment pas terrible.
Moi - Michel ben Meyer -, et ma fidèle interprète - Vanessa von Lenzi -, sommes donc allés à Cassel, pour établir un état des lieux de l'art contemporain, vu de l'Europe, à l'aube du XXIe siècle.

Ici, nous sommes dans l'angle.Mort, ça va de soi.
Il n'y a pas de passage.
Le XXe siècle a été éprouvant et nous sommes un peu fatigués. Nous avons par conséquent opté pour une attitude à la fois consensuelle et positive. Nous ne voulons plus froisser personne, nous sommes d'accord avec tout et tout le monde. Le temps des extrêmismes, de la radicalité et des combats idéologiques est révolu. Tout porte à croire que nous sommes situés dans le creux d'une vague. Nous n'avons aucune idée de la taille de cette vague, mais nous l'imaginons haute et large.

En attendant, nous tâchons de digérer ce XXe siècle.






Et c'est du boulot, et c'est loin d'être drôle.
Grâce à Dieu, le temps passe ... et la vie, quoiqu'on en dise, se fout de l'Histoire. Même mise en musique par Olga Neuwirth.
Bien sûr nous avons eu droit à toutes les catastrophes du XXe siècle, de la Shoah au Rwanda, en passant par la Bosnie, les Kurdes, les Arméniens ... pardonnez-moi de n'en citer que quelques uns. Il y a aussi eu le communisme, l'exploitation des femmes et des enfants. Il y a eu le racisme. Il y a eu les abus sexuels. Il y a eu la misère. Il y a eu la violence. Il y a eu l'homme.
Mais malgré tout, cela restait nettement supportable. Parce que nous sommes habitués. C'est atroce à dire mais nous sommes habitués à l'atrocité. À tel point que nous pouvons l'envisager sous l'angle esthétique. Nous sommes nous-même des gens atroces, nous savons l'être, nous pouvons l'être.
C'est ainsi que nous embrayons sur cette construction monumentale à base de fenêtres, une sorte de ventilateur géant qui semble s'être écrasé dans le parc de l'Aue Pavillon.
Et cette vague en résine et métal qui transperce le Museum Fridericianum.
Ou encore ce réseau de cordes rouges qui pendouille du plafond.
Puis il y a tout le reste.





Et Don Quichotte.
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19.08.2007
Aïe de quoi Elena ?!
09:50 Publié dans images qui bougent | Lien permanent | Envoyer cette note
17.08.2007
Blogging

Aujourd'hui je suis très heureux, et particulièrement grâce à ce blog. Ça fait un moment que j'écris des choses dans mon coin et j'ai beaucoup de mal à me faire éditer. Au moins, grâce à ce blog, je n'étouffe pas sous le poids de mes élucubrations, je peux les projeter dans le vide internautique et peut-être, je dis bien peut-être, quelqu'un y trouvera un intérêt. Avec encore plus de chance, ce quelqu'un y trouvera grand intérêt, et mes petites chiures deviendront alors cet aliment essentiel qui donne un sens à la vie.
J'ai une dette envers tous ces artistes qui ont réussi à substituer, l'espace d'un moment, leur création au bordel glapissant qui nous tient lieu de biotope. Grâce à eux j'ai connu de belles choses. Même lorsqu'elles étaient laides ou terrifiantes, ces créations ont toujours eu le mérite d'orienter la réalité, de lui donner un sens. Et parfois, quand elles étaient vraiment réussies, ces créations entraient en résonnance avec la réalité, elles se superposaient à la réalité, puis elles devenaient la réalité. Jamais très longtemps cependant, la réalité sera toujours cette idée fuyante, ce noeud de contradictions, cette impossibilité à cerner.
Donc le blog, c'est pas mal en soi. Je suis mon propre écrivain, mon propre éditeur, reste juste à espérer que je ne suis pas mon propre lecteur. C'est d'ailleurs à cause de cette éventualité que j'ai toujours été plus ou moins réticent au blogging.
Si vous me lisez, vous n'êtes pas ignorant de l'extraordinaire lavage de cerveau que subit l'humanité, grâce à la mondialisation culturelle (lavage de cerveau, ça sonne assez dramatique, j'aurais pu dire mise à jour, c'est plus soft et ça correspond peut-être davantage à la réalité). Cet énorme nivellement produit déjà ses fruits sans goût, ses idées politiquement correctes, et ce monstrueux égalitarisme. Bien sûr, ce n'est qu'un aspect sinistre de la réalité, le problème c'est juste que je n'en vois pas tellement d'autre pour l'instant.
Moi je milite pour ma différence, je ne veux pas être égal et inclu dans ce grand vide, je ne veux pas participer à cette vaste opération de cloning. J'aime les êtres humains lorsqu'ils sont seuls, ambivalents, complexes, et je les hais lorsque, ensemble, ils disparaissent pour se faire l'écho des idéologies les plus simplistes et les plus monstrueuses.
Avec ce genre de propos, je vais passer pour le dernier des réactionnaires, ce que je ne suis pas du tout. Je pourrais dans un autre paragraphe, faire l'apologie du socialisme - enfin comme on sait plus trop ce que ça signifie mettons le « savoir vivre ensemble » - pour contrer les dérives barbares de l'individualisme, et je le ferais probablement le temps venu.
Quel est le rapport avec le blogging ? Franchement je ne sais pas encore très bien. Laissez-moi deux minutes, il y a forcément un rapport, je vais vous trouver un rapport !
Comme tout un chacun, je n'ai pas su résister à l'injonction psychanalitique qui consiste à étaler son intériorité, et à la confronter à l'altérité, fussent-elles des enfers, l'une comme l'autre, et ceci pour faire partie de la société freudienne. C'est d'ailleurs devenu une sorte de mode, notamment chez les réalisateurs documentaristes qui deviennent leur propre sujet d'investigation, et nous fabriquent des moi-je-movies qui se ressemblent tous plus ou moins, puisqu'ils nous ressemblent, et que nous sommes pareils. Quelle tristesse ! Le blog participe aussi de ce déballage du moi, ce sont aussi des moi-je-stories, des supports d'autofiction, qui ont largement cautionné la célèbre maxime de Warhol: « Un jour, chacun pensera exactement ce qu'il a envie de penser, et alors tout le monde aura probablement les mêmes opinions ». Vous comprenez peut-être mieux pourquoi je peste contre ces mouvements de troupeaux, dont je fais partie, et cette modernité qui ne nous propose que du vide. C'est vraiment rageant de se sentir unique, au milieu d'un troupeau de gens également uniques, mais qui prétendent ne pas vouloir l'être. Et ça porte un autre nom aussi: la dépersonnalisation. Il est vrai qu'il est agréable et rassurant de trouver des points de contact avec l'altérité.
Je me demande parfois où nous mènera cet énorme déballage du moi. J'ose espérer que ce ne sera pas exclusivement catastrophique. Par ailleurs je sais aussi à quel point les gens deviennent inconsistants, lorsqu'ils sont égaux; ils ne peuvent alors plus rien pour nous, ils sont juste dans la même merde. Je ne vois aucun intérêt à vivre parmi mes clones; autant se regarder dans un miroir.
18:10 Publié dans recyclage | Lien permanent | Envoyer cette note
16.08.2007
Terra Incognita
je revêts mon costume de torpeur
celui qui anéantit toutes les peurs
et j'explore mes mondes de douleur
dans le confort et la douceur
la vie gorgée de souffrance
s'informe sur différents pas de danse
certains conduisent à la transe
bien plus souvent à l'indifférence
nous traînons ce triste moi
tout étourdi par l'émoi
il y a les autres en soi
plongés dans le même désarroi
nous sommes plantés ici ou là
nous oeuvrons à des histoires
le compte à rebours ne s'arrête pas
pour nous
habitants des questions
dans la jouissance d'un moment oublié
nous pouvons aussi bien profiter
d'une erreur et de ses contingences parfumées
subsiste Terra Incognita
11:55 Publié dans sentences morales et phrases définitives | Lien permanent | Envoyer cette note
14.08.2007
Objection votre honneur
j'ai dormi pendant 3 jours
ma famille polynucléaire barre en couille
des fois la bonne volonté ne suffit pas
mais ça reste une belle journée
c'est quoi la bonne volonté ?
c'est pas celle de Schopenhauer
encore moins celle de Nietzsche
c'est celle qui maintient la cohésion
entre tradition et transgression
parce nous ne sommes que pets dans le vent
des petites mauvaises odeurs
en plus d'être les acteurs
de la tragédie de l'histoire
et je ne peux pas me résoudre
à mourir bêtement
en ayant purgé ma peine
dans le centre de détention
que d'aucuns appelle l'existence
non, auparavant je ferais un procès
je peux aussi être tribunal
et je convoquerais
mes camarades de jeux
et d'infortune
nous ferons le point ensemble
sur ce qu'il convient de penser
de ce sirop un peu collant
qui nous entrave
les pieds
au sol
12:45 Publié dans sentences morales et phrases définitives | Lien permanent | Envoyer cette note

















