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06/01/2009

Chrysanthème

yeux de glace
sous le ciel gris
le froid s'insinue
réifie les eaux

pourrissantes parures
nature désolée
jaune, rouge en bordure
au dedans mordorée

pandémique système
passion atmosphérique
cherche la chaleur
d'une religieuse fiction

chaudes les couleurs
de la triste saison
maussades les coeurs
dans la grande maison

02/11/2008

improbable paquet

Pierre respirée, je m'élance sur le lino
d'un rare hôtel évidé. À l'aide.
Aspic bleuit, bâclé en psaume.
Docks étamés, singés repères.
Biopsie élue. Prière du saumon.
Tu sais la figue nulle.

26/10/2008

Notez bien

Difficile de redémarrer après le précédent billet, je suis comme sous l'emprise de ma propre injonction. C'est d'ailleurs toujours ce qui m'a diffusément angoissé dans l'écriture, le fait que le texte puisse devenir programmatique, prophétique, et finisse par conditionner l'existence.

Donc de fait je vous propose ce billet sans objet. En gros, juste des phrases, pour vous délasser, sortir de vous-même deux secondes. Mais attention ! Vous ne gagnerez peut-être pas forcément au change !! Vous prenez peut-être même un sacré risque !!!

Pour calmer je jeu, je vous annonce tout de suite que ce texte sans objet n'ira pas au delà de cinq paragraphes. Nous n'avons pas que ça à foutre, bien entendu.

Donc des phrases. En voilà déjà une de sept mots. C'est très facile en fait. Et je peux pratiquement écrire n'importe quoi. Par exemple: la journée était belle malgré les pluies intérieures, ou encore: j'aime le nougat et le magret de canard. Ensuite j'enchaîne avec celle-ci, un peu plus longue, avec des complications, des conjonctions subordonnées élégantes, des éclaircissements, et qui finit par s'interrompre brutalement sans aucune explication.

Tout cela pour aborder présentement l'ultime paragraphe de ce texte sans objet. C'est là que je boucle et que tout le monde descend. Vous pouvez maintenant regagner vos pénates, c'est la fin de la communication. Nous espérons que vous avez passé un agréable moment en notre compagnie, et vous souhaitons une bonne continuation.

00:08 Publié dans blogging | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : toutes ces choses

30/09/2008

silence bordel !

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podcast

13:51 Publié dans blogging | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : prokoviev

25/09/2008

Entre les murs

Un bien beau film, un rien chiant, donc pas si mal en fait. En France il semble y avoir un véritable engouement pour les films autour de l'école, l'épicentre de la crise sociétale, à laquelle nous ne comprenons plus grand chose.

Il s'agit donc d'un film politique, cependant réalisé par un cinéaste non engagé. Situé entre le réel et la fiction, avec des acteurs et des non-acteurs, disons des actants pour utiliser un mot qui en jette un peu, le film expose les difficultés d'un enseignant (idéaliste?) à faire son travail dans le contexte tendu d'une sorte de classe de ZEP. En l'occurence, cette approche mixte fiction/documentaire est importante, parce que ce mélange des genres crée une ambiance, une qualité très particulière, sorte de néo-réalisme à la française. Le film a été tourné en vidéo numérique avec 3 caméras tournant en continu, dans la longueur, et ceci pour pouvoir capturer des instants très fugaces, et laisser "le réalisme" imprimer sa marque dans le film.

Et donc nous suivons le protagoniste, jeune professeur principal de français, profil de gauche, sentimental, aux prises avec une classe d'élèves d'origines diverses: afrique, asie, maghreb, europe - à l'image du XXe arrondissement de Paris. Ce professeur se trouve également être l'auteur du livre éponyme, ainsi que le coscénariste du film, ajoutant davantage de confusion entre le réel et la mise en scène. Cela se passe dans un collège du XXe arrondissement de Paris, où ce professeur s'évertue à instaurer un climat sympa, open mais pas trop, avec ces élèves de 4e qui en profitent un peu mais pas trop. Et là nous avons Souleymane, un élève d'origine malienne, que ce professeur arrivera, à contrario, à faire exclure du collège, avec la perspective d'un retour forcé au Mali (spécial dédicace à Sarko).

Le scénario est bien échafaudé, les personnages sont attachants, mais le propos reste assez caricatural, voire simpliste. Le film se demande (et nous demande) si l'école - que l'on désigne idéalement comme le lieu de "la chance pour tous" -, est dans son rôle lorsqu'elle est à l'origine du renvoi d'un élève, apparement mal adapté.

Malgré son inadaptation, Souleymane est un individu intéressant, selon la grille d'appréciation du jeune professeur, et de la mienne aussi. C'est lui qui, à l'occasion d'un exercice d'autoportrait, en arrivera à dire au professeur, qu'il n'a pas l'habitude de se dévoiler en public, ce qui paraît parfaitement légitime et remet en question l'exercice. La transparence n'est-t-elle pas liberticide ? De plus, il a un magnifique tatouage sur l'épaule, inspiré du Coran, et qui dit en substance: "si tu n'as rien de plus intéressant à ajouter au silence, autant fermer ta gueule", une formule péremptoire qui renvoie le verbiage du cours dans une sorte de néant philosophique des plus intéressants.

Le film s'adresse aux professeurs, à travers cette histoire particulière de prof qui "travaille à la paix sociale", en plus ou au delà de ses attributions d'enseignant, et qui, semble-t-il, se retrouve piégé dans l'engrenage fallacieux de l'exclusion d'un élève, alors qu'il favorise dans sa façon de faire, une ouverture et une souplesse entre la position de l'enseignant et la position de l'élève.

Pour conclure, je dirais qu'il s'agit d'un bon film, qui pose des questions, et se garde bien entendu d'apporter la moindre réponse. Si tu n'as rien de plus intéressant à ajouter au silence, autant fermer ta gueule.

13/09/2008

Darwin, la selection naturelle et le bonheur

Selon l'éminent scientifique, le "struggle for life" est compatible avec le bonheur, et non seulement il est compatible mais en plus il est nécessaire. Dans l'autobiographie du bonhomme, je découvre avec stupéfaction et ravissement que l'espèce humaine n'aurait jamais pu perdurer sans sa naturelle prédisposition pour le bonheur. Darwin n'était pas croyant, il était très éloigné de tous les mythes religieux, mais persuadé à la fin de sa vie, que l'homme, contrairement à ce qu'indique le christiannisme, le bouddhisme, et un certain nombre de sinistres philosophies de la condition humaine, était ontologiquement rivé au bonheur et au bien-être. J'aime autant vous dire à quel point j'ai été soulagé de lire ce passage. Darwin, I love you.

11/09/2008

La possibilité etc ...

Que faut-il penser du premier long-métrage de Michel Houellebecq ?

Pour se détendre tout de suite, disons que ce n'est pas un chef d'oeuvre, nous n'avons pas affaire à un cinéma qui révolutionne le genre, comme ça a pu être le cas pour ses romans et sa poésie. Ce n'est pas un grand film, alors qu'il contient tout de même quelques beaux passages, quelques idées, je suis assez tenté de dire que c'est une mièvre adaptation de son propre roman.

Un film d'écrivain, c'est à dire littéraire, assez chiant en fait.

Il y a par contre une très belle composition musicale de machinchouette. Lyrique, émotive, elle sert à merveille le propos neurasthénique houellebecquien. C'est très délicat de plonger un film dans une musique aussi émouvante, l'ensemble du propos prend définitivement la teinte dramatique de la musique, qui est un vecteur nettement plus prépondérant que tous les autres vecteurs du cinéma. Mais comme c'est une belle musique, et bien c'est une réussite. Je pense même que ce film très statique y gagne beaucoup.

Il y a certes de belles images, m'enfin c'est la moindre des choses pour un film. Cela reste un discours filmique assez pauvre, mettant en avant un texte, des théories, une poésie nettement plus convaincantes dans le roman.

Tout cela est à vrai dire rassurant. J'aurai été profondément choqué de constater que ce génial poète et romancier soit aussi un réalisateur hors pair. Michel Houellebecq est un être humain.

20:30 Publié dans blogging | Lien permanent | Commentaires (2)

I had a dream

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Je dormais en plein jour, dans un hôtel sur la côte basque. Des choses se sont mises à remuer sous mon cuir chevelu. Puis des champignons sont sortis du haut de mon crâne; ils se développaient très rapidement.  Large chapeau pelucheux, couleur crème virant à l'ocre, aspect général assez repoussant: il s'agissait de coulemelles - en réalité absolument délicieuses.  Je les cueillai en piaffant comme un truc enthousiaste. Bien entendu, tout cela se faisait sans aucune douleur.
 
Un duo flamenco interprétait une adaptation pour guitare et voix de Carmen dans une église.
 
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Puis, il n'y eu plus que de la caillasse, des strates minérales.

 
 
 
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Sous le ciel.

 

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Et la montagne.

 

 

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Ma femme, elle, avait bizarrement perdu son visage; sa tête était intégralement recouverte de long cheveux marrons.

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Et elle pondait des oeufs aussi.

C'était super, nous avions la possibilité de faire des omelettes aux champignons, sans avoir recours à quiconque ni à quoi que ce soit. Du producteur au consommateur, nous vivions en parfaite autarcie.

 

 

Puis ce fut Lourdes, j'y avais un petit commerce.

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Notre fille de trois ans : Xantia - qui a récemment rejoint la ligue des X-women juniors -, avait réalisé la synthèse des travaux de Soubirou, Girard, Crick, Watson et surtout Dick.

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La Théorie Mimétique avait littéralement réformé le Freudisme. L'humanité abordait à nouveau un palier décisif de son évolution.

 

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Mon fils Arjuna 7Kyu Bart.jpg

 

- cet autre énormissime génie tout terrain, avait quant à lui simplement découvert un nouveau plan gravitationnel, situé sous le niveau de la mer, résolvant ainsi l'un des problèmes les plus délicat du XXIe siècle: la surpopulation sur Terre. Découverte hasardeuse ? Le hasard n'est-il pas simplement le nom que nous donnons aux conjonctions d'évènements auxquelles nous ne comprenons rien ?

 

 

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conversation.jpg ici, en conversation avec Helmut Glützenbaum, PhD en sciences océaniques.
 
 
 

 

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Nous avions atteint le bonheur.
 
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Juste ce type bizarre qui rôdait alentours, avec ses deux paires de pompes dans les mains. mathieu.jpgIl me réclamait quelque chose, mais je ne comprenais pas vraiment.
 
 
 

 

 

 

 

 

 

 

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11:13 Publié dans blogging | Lien permanent | Commentaires (2)

20/06/2008

répit

 

 
podcast
 

 

 

DSC_00706.jpgde temps à autre il y a répit
dans la lutte intestine de l'envers

la poésie se fait alors caresse
et rafraîchit les pics en sang

  je ne pense plus à mes dents
ni à mon sexe, ni à ma peau
j'écoute la musique des océans
chaude
qui ruisselle
le long du
corps vitaminé
des choses alentours
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
  

18/06/2008

Allez les bleus !

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Y'avait de toute façon une ambiance tragique à Zurich, ça sentait la drogue, le sexe et la mort. Et puis y'avait cet enjeu stupide, dont la finalité dépendait de circonstances complètement indépendantes de la bleusaille franchouille. Pas la peine de s'énerver à faire un match qui appartient de toute façon aux roumains. Y parait que les mots ont une signification.
 
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J'adore la Suisse, c'est un pays vraiment très arty, qui se tient soigneusement à l'écart de l'europe politique , ce potentiel naufrage. Dans le hall de gare y'avait ces joueurs géants, genre united congregation of nations, auprès desquels vibrionnait une bonne femme de Niki de St-Phalle, telle une mouche à merde dans la grisaille zurichoise.
 
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 Le miracle n'aura pas eu lieu, faut arrêter de croire au père Noël. Et Domenech, avec ses allures d'intello footballistique, devient naturellement le bouc émissaire d'une sinistre histoire de médias et de pognon. Bon, mais ça fait probablement parti du contrat, on va pas se mettre à pleurnicher sur son sort non plus. Les véritables victimes de cette opération ne sont pas non plus les joueurs, mais tous les pékins à qui on a essayé de faire croire qu'il y avait un véritable enjeu sportif.

 

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Bon enfin les schnitzel sandwiches étaient pas si mauvais.
 
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