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27/09/2009

une main

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22:11 Publié dans blogging | Lien permanent | Commentaires (0)

04/03/2009

anatomie de la peur

Dans les tréfonds de l'être
Une dissuasion
Issue du fond des âges
Diffuse et partage
La faille originelle

Érode
Pourrit
Divise
Détruit

Et l'inhumaine infiltration
Géologiquement
Structure l'humain
En une palpitation
Ennemie de l'amour
Incarné dans ton coeur
Qui combat et qui rêve

25/01/2009

scrabble 37

Lorsque Kali est zappée, que les vices détalent
Et les fours inouïs croisent les vergers haïs
Alors l'axe s'abat sur la fente damnée
Et le congre nul médite la bête chaise

Le délire sauve -

14/01/2009

where is my mind

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18:36 Publié dans blogging | Lien permanent | Commentaires (2)

06/01/2009

Chrysanthème

yeux de glace
sous le ciel gris
le froid s'insinue
réifie les eaux

pourrissantes parures
nature désolée
jaune, rouge en bordure
au dedans mordorée

pandémique système
passion atmosphérique
cherche la chaleur
d'une religieuse fiction

chaudes les couleurs
de la triste saison
maussades les coeurs
dans la grande maison

02/11/2008

improbable paquet

Pierre respirée, je m'élance sur le lino
d'un rare hôtel évidé. À l'aide.
Aspic bleuit, bâclé en psaume.
Docks étamés, singés repères.
Biopsie élue. Prière du saumon.
Tu sais la figue nulle.

26/10/2008

Notez bien

Difficile de redémarrer après le précédent billet, je suis comme sous l'emprise de ma propre injonction. C'est d'ailleurs toujours ce qui m'a diffusément angoissé dans l'écriture, le fait que le texte puisse devenir programmatique, prophétique, et finisse par conditionner l'existence.

Donc de fait je vous propose ce billet sans objet. En gros, juste des phrases, pour vous délasser, sortir de vous-même deux secondes. Mais attention ! Vous ne gagnerez peut-être pas forcément au change !! Vous prenez peut-être même un sacré risque !!!

Pour calmer je jeu, je vous annonce tout de suite que ce texte sans objet n'ira pas au delà de cinq paragraphes. Nous n'avons pas que ça à foutre, bien entendu.

Donc des phrases. En voilà déjà une de sept mots. C'est très facile en fait. Et je peux pratiquement écrire n'importe quoi. Par exemple: la journée était belle malgré les pluies intérieures, ou encore: j'aime le nougat et le magret de canard. Ensuite j'enchaîne avec celle-ci, un peu plus longue, avec des complications, des conjonctions subordonnées élégantes, des éclaircissements, et qui finit par s'interrompre brutalement sans aucune explication.

Tout cela pour aborder présentement l'ultime paragraphe de ce texte sans objet. C'est là que je boucle et que tout le monde descend. Vous pouvez maintenant regagner vos pénates, c'est la fin de la communication. Nous espérons que vous avez passé un agréable moment en notre compagnie, et vous souhaitons une bonne continuation.

00:08 Publié dans blogging | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : toutes ces choses

30/09/2008

silence bordel !

orchestre.jpg

podcast

13:51 Publié dans blogging | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : prokoviev

25/09/2008

Entre les murs

Un bien beau film, un rien chiant, donc pas si mal en fait. En France il semble y avoir un véritable engouement pour les films autour de l'école, l'épicentre de la crise sociétale, à laquelle nous ne comprenons plus grand chose.

Il s'agit donc d'un film politique, cependant réalisé par un cinéaste non engagé. Situé entre le réel et la fiction, avec des acteurs et des non-acteurs, disons des actants pour utiliser un mot qui en jette un peu, le film expose les difficultés d'un enseignant (idéaliste?) à faire son travail dans le contexte tendu d'une sorte de classe de ZEP. En l'occurence, cette approche mixte fiction/documentaire est importante, parce que ce mélange des genres crée une ambiance, une qualité très particulière, sorte de néo-réalisme à la française. Le film a été tourné en vidéo numérique avec 3 caméras tournant en continu, dans la longueur, et ceci pour pouvoir capturer des instants très fugaces, et laisser "le réalisme" imprimer sa marque dans le film.

Et donc nous suivons le protagoniste, jeune professeur principal de français, profil de gauche, sentimental, aux prises avec une classe d'élèves d'origines diverses: afrique, asie, maghreb, europe - à l'image du XXe arrondissement de Paris. Ce professeur se trouve également être l'auteur du livre éponyme, ainsi que le coscénariste du film, ajoutant davantage de confusion entre le réel et la mise en scène. Cela se passe dans un collège du XXe arrondissement de Paris, où ce professeur s'évertue à instaurer un climat sympa, open mais pas trop, avec ces élèves de 4e qui en profitent un peu mais pas trop. Et là nous avons Souleymane, un élève d'origine malienne, que ce professeur arrivera, à contrario, à faire exclure du collège, avec la perspective d'un retour forcé au Mali (spécial dédicace à Sarko).

Le scénario est bien échafaudé, les personnages sont attachants, mais le propos reste assez caricatural, voire simpliste. Le film se demande (et nous demande) si l'école - que l'on désigne idéalement comme le lieu de "la chance pour tous" -, est dans son rôle lorsqu'elle est à l'origine du renvoi d'un élève, apparement mal adapté.

Malgré son inadaptation, Souleymane est un individu intéressant, selon la grille d'appréciation du jeune professeur, et de la mienne aussi. C'est lui qui, à l'occasion d'un exercice d'autoportrait, en arrivera à dire au professeur, qu'il n'a pas l'habitude de se dévoiler en public, ce qui paraît parfaitement légitime et remet en question l'exercice. La transparence n'est-t-elle pas liberticide ? De plus, il a un magnifique tatouage sur l'épaule, inspiré du Coran, et qui dit en substance: "si tu n'as rien de plus intéressant à ajouter au silence, autant fermer ta gueule", une formule péremptoire qui renvoie le verbiage du cours dans une sorte de néant philosophique des plus intéressants.

Le film s'adresse aux professeurs, à travers cette histoire particulière de prof qui "travaille à la paix sociale", en plus ou au delà de ses attributions d'enseignant, et qui, semble-t-il, se retrouve piégé dans l'engrenage fallacieux de l'exclusion d'un élève, alors qu'il favorise dans sa façon de faire, une ouverture et une souplesse entre la position de l'enseignant et la position de l'élève.

Pour conclure, je dirais qu'il s'agit d'un bon film, qui pose des questions, et se garde bien entendu d'apporter la moindre réponse. Si tu n'as rien de plus intéressant à ajouter au silence, autant fermer ta gueule.

13/09/2008

Darwin, la selection naturelle et le bonheur

Selon l'éminent scientifique, le "struggle for life" est compatible avec le bonheur, et non seulement il est compatible mais en plus il est nécessaire. Dans l'autobiographie du bonhomme, je découvre avec stupéfaction et ravissement que l'espèce humaine n'aurait jamais pu perdurer sans sa naturelle prédisposition pour le bonheur. Darwin n'était pas croyant, il était très éloigné de tous les mythes religieux, mais persuadé à la fin de sa vie, que l'homme, contrairement à ce qu'indique le christiannisme, le bouddhisme, et un certain nombre de sinistres philosophies de la condition humaine, était ontologiquement rivé au bonheur et au bien-être. J'aime autant vous dire à quel point j'ai été soulagé de lire ce passage. Darwin, I love you.