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14/03/2013

zigwiwi frétillant

 

Il y a un truc qui fuit continuellement
un zigwiwi frétillant de frivole aménité
pulsant le chaos autour de son sillage
colorant la structure stérile du fonctionnement
oh ce truc joyeux et désinvolte
bordélisant le monde en variations indigo
jaune cintré pour les techniciens
drapé bleuté des femmes de ménage
déchirant le grenat des bergers à bestiaux
et ça bondit, rebondit, ça jaillit et ça fuse
et sardine à bouc et ça nique les yeux
c'est là, c'est plus là, c'est pas ça, c'est pas lui
un maillage furtif, quelques bits disjonctifs
déstocke ton steack aztéque élastique
fugace dans la nuit, se carapate entre les platanes
jamais, jamais ne se doit rattraper

 

06/03/2013

jaune d'œuf prenant le frais

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08/12/2012

La Chasse de Thomas Vinterberg


 

 

La Chasse de Thomas Vinterberg, un film mettant en scène une petite bourgade populaire danoise, exposant sa perversité ordinaire et sa propension à désigner un bouc-émissaire. La nouveauté, ici, sera le point de départ de cette opération de lynchage en la frustration enfantine d'un amour interdit. Une adorable tête blonde créera de toutes pièces un abus sexuel, à partir de quelques images porno subrepticement entrevues sur la tablette informatique de son frère adolescent. Deux ou trois bouts de phrase évocateurs, lâchés par inadvertance devant la directrice du jardin d'enfant employant le monstre, des mensonges lâchés par faculté d'imagination, pour voir ce que ça donne, éventuellement pour se venger de l'impossibilité de cet amour, que lui aura expressément signifié l'intéressé. Et crac, c'est parti. "La vérité sort de la bouche des enfants", tout le monde va y croire, tout le monde a trop envie d'y croire. Ce fils de pute providentiel va pouvoir fédérer tout ce petit monde vertueux. Quel soulagement, qu'elle est merveilleuse cette chimie permettant de sanctifier tous ces honnêtes gens en en sacrifiant un autre tombé en disgrâce. Les autres enfants du jardin se découvrent soudain également les victimes d'attouchements de ce porc monstrueux. Et lorsque la première petite victime, tout de même affectée par cette succession dramatique d'événements, voudra se dédire, avouer qu'elle a dit "des bêtises", plus personne ne voudra la croire. Tout le monde connaît parfaitement le principe du refoulement freudien des traumatismes vécus, cette honte à cacher, rien de plus normal. De surcroît, ils ont vraiment besoin de ce monstre. Qui n'a pas besoin d'un monstre ? Tant que le monstre n'est pas identifié, sa charge méphitique pèse potentiellement sur tout le monde. Le bouc-émissaire, un quarantenaire aux prises avec son ex pour la garde de son fils, subira les outrages de tout le village. Il s'en défendra à peine, la polarisation morale de la communauté est trop énorme, trop profonde; les gens ont trop besoin d'un enculé dans son genre. Le spectateur est amené à suivre dans le détail le modus operandi de ce rite sacrificiel. Notez bien le reniflement nerveux de la soi-disante victime, syndrome de Pinnochio qui semble contaminer quelques autres propagateurs du mensonge.
Dans la lignée de Festen, son premier film, un chef d'oeuvre mettant en scène la révélation publique d'un inceste, les ficelles dramaturgiques de La Chasse sont cependant un peu plus grossières. Le film est beau, aéré, souvent silencieux, tendu. J'ai dévoilé une partie de l'enjeu dramatique, ok, mais c'est de toute façon toujours la même histoire.
Allez 14/20 parce que c'est Noël.

 

16:28 Publié dans blogging | Lien permanent | Commentaires (0)

06/12/2012

Nous n'avons aucune idée

 

Les corps spiritualisés dans l'espace culturel
Les chuchotis amoureux et polarisants
L'agaçante stridulation des dinosaures
Le soleil dans la froide clarté
Des fêtes de fin damnée
L'image cubiste des gens et des choses vers 15h27
La question de la poésie en relation avec le jus d'orange
Les employés subalternes qui font des mots d'esprit
Nous n'avons aucune idée




30/10/2012

Marina Tsvétaïeva

cette palpitation d'amour
pulsée dans ton verbe alerte
déminant nos machines gelées
fascinées de néant
ton feu sacré
dévastation purifiante
dissolvant les précautions d'usage
artefacts sociaux objectivement monstrueux
ce torrent giclant de désir
insatiable
hydratant les zombies fonctionnels
engeôlés dans leurs réduits apathiques
cet amour monde, cet amour monstre
déflagration émotionnelle
défonçant les parois paranoïaques
de nos existences emmurées
cette folie de vivre
d'aimer
amadouée dans tes poèmes sublimes
vibrant d'exaltante humanité
merci d'avoir été
vivante

25/10/2012

comment taire

huit huit huit huit

Votez gelé !
wap wap
la jasse aux fées
gaine de menthol
délice si lisse
silice des lys
émoi et moi ?
potage arabe
zinc codé
racket d'avion

tweet tweet tweet tweet

 

comment dire

héros fada rasoir
beau comme un rostre
du peps, du pif, une tranche de foie
blêmit devant le brave yéti rasé
plaide annuellement
échoue régulièrement
revend ses jouets
et le sud détaxé

 

16/09/2012

je courais

 Je courais sans but, piqué par une incroyante frénésie. Le décor patiné de mon existence défilait devant mes yeux fous.
Je désirais l'explosion des circonstances usées, l’annihilation de mes relations oxydées.
Je courais, je courais
Dans la ville maudite qui me vit naître
Je courais pour échapper aux égrégores
Je courais vers les étoiles
Je courais pour tout quitter
Je courais pour me laisser derrière moi
Je courais sans arrêt, comme un débile mental
Je courais pour courir, pour vivre et crever en même temps
Je courais
Je ne sais
Je courais

 

13/09/2012

16/9

 

Les baroudeurs de l'info 16/9 fourbissent leurs rédactionnels acéphales
Offrant leur profil putassier à l'objectif décati
D'où giclent les traits de pensée unique
Dans la face du plus-petit-dénominateur-commun
Gavé de séries, de sushis et de pompe biogojnik
Une fois encore tout le monde sera d'accord
Et pas d'accord avec l'évangile médiatique
Tous les jours, le réel rétrécit un peu plus
Pendant que les Guignols de l'Info enfilent les lieux communs
Testés et contrôlés par les clones des sitcoms universellement cons
Et le Bouddha médiamétrique, Grand Timonier de la révolution du Pareil au Même



05/09/2012

Disloqué

 

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Disloqué, toqué et retoqué
Dissolu dans l'illogique généalogie
Fragmenté, fracturé
Organisé, bousculé
Bousculé, organisé
Parmi les strates métamorphiques
Concaténées en dystopies,
Les sillons tranchants des synclinaux historiques
Balayés de vents viraux,
Arpentant les plissements civilisés
Perclus d'éruptions idéelles,
Se figeant en furieux conglomérats
Insensiblement érodés par l'univoque causalité
J'erre hagard dans l'impensé détritique
Et le battement sourd des religions primitives
Pétrifie mon sang