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14/01/2016

parabole disjonctive

alors voilà le topo
tu vas dans cette cave moite
il y coule un dub béat
au départ c'est un jeu
tu balances les dés
dans une casserole
quelconque
relis bien
il y a un magot caché
dans l'environnement
il y a des dunes aussi
derrière le sauna
bref, tu jettes les dés
ne fais pas attention
à l'odeur de frites
8, 10, 4 c'est bon
tout le reste
bof

02/09/2015

hapax

Synchro avec ma soeur, dans les roches et les bois,
nous marchions simplement, et je faisais une cure.
Ma tête me faisait mal, la nature aux abois,
et nous étions parlés, par des forces obscures.

Deux autres randonneurs, face à nous émergents,
marquèrent un temps d'arrêt, sans aucune raison.
Nous échangeâmes des phrases, comme ça, sans importance,
vous savez - bonjour il / fait froid pour la saison.

Sur le bord du chemin, dans la mousse flavescente,
je vis cette fourrure, inerte et indolente.
Mais qu'est-ce c'est mignon ! oh oui c'est tellement chou !

Approchant je perçus, l'écureuil endormi,
face contre terre plein / de petites fourmis,
arpentaient machina / lement sa viande froide.

05/07/2015

Les Grecs se rebiffent

dans la revue lorem_ipsum

01/05/2015

décantation

dans la revue  mgv2_80 | I'm on Fire

27/03/2015

constructions

dans la revue Ouste

24/03/2015

SS

avec ss on peut faire plein de choses, fesse sourde et lancinante comme une promesse suisse de caresse essentielle, assyrienne chasseresse, paresse

la presse, un je ne sais quoi d'oppressant, l'epr pre c'est là que ça se passe, et ça s'ensuit avec ss, comme un vieux pet sympathique

le cas compresse laisse songeur

assurance assez rance

assez c'est suffisant

colossal, intéressant, ss oo ll c a

alcool ss, cosa lol s

l cool ass

cycle



23/02/2015

tête et cul

À force de se désaxer pour comprendre l'altérité, il n'est pas impossible d'éprouver quelques difficultés à différencier sa tête et son cul. Ce n'est pas forcément très grave, parce qu'aujourd'hui on pense très bien avec son cul, souvent bien mieux qu'avec sa tête. Et un cul est bien moins fragile qu'une tête, aucun risque de céphalée, de surchauffe ou de confusion; un cul ça chie mou ou dur et c'est à peu près tout. En outre on peut aussi s'asseoir sur son cul, c'est très pratique. Bien entendu, on peut aussi s'asseoir sur sa tête; en réalité, passé un certain stade, on peut à peu près s'asseoir sur n'importe quoi, tout fait à peu près cul. Pour ce qui est de penser avec son cul, il est bien évident qu'il ne faut pas être trop difficile. Évidemment, un cul ça pense moins bien qu'une tête, mais, je le répète, il peut s'avérer très pratique de contourner certaines nuances lorsqu'on pense. Exemple: vous êtes avec une bande de culs et vous devez échanger des informations, si vous vous servez de votre tête, il est possible qu'il y ait confusion, alors que de cul à cul, généralement ça passe très bien. Mais attention, avec un cul on ne peut pas tout penser, c'est quand même un peu limité. La dernière fois, j'ai essayé de lire Flaubert avec mon cul, je suis pas sûr d'avoir tout compris. Donc, quand même, réserver la tête pour les choses difficiles. Rassurez-vous, aujourd'hui, les écrivains de la trempe de Flaubert n'existent plus, et on s'en sort généralement très bien avec son cul. Du coup, on ne sait plus très bien à quoi sert la tête, mais comme vous le savez (attention, là il faut utiliser sa tête) nous sommes dans un lent processus d'adaptation à l'environnement (cf Darwin) et si l'usage de la tête devait perdre de son importance, elle s'atrophierait tout naturellement et nous ne nous en porterions pas moins bien, sauf évidemment pour lire Flaubert. Cela dit on peut très bien vivre sans Flaubert, il n'y a pas que Flaubert dans la vie, il y a aussi la télévision, et elle, on peut très bien la comprendre avec son cul.

16/12/2014

un sachet

C'est l'histoire d'un sachet qui n'emballait plus grand chose, mais il était content, quand même, le sachet, de pouvoir continuer à emballer, ne serait-ce que du vide, sans cela, il ne serait plus un sachet, son être-sachet serait menacé dans son essence même, il commencerait à se prendre pour une patate ou un four à micro-onde, et ce serait une catastrophe, parce qu'il n'est rien de tout ça, il est un sachet, il le sait, il se sent sachet, au plus profond de son âme, même s'il n'emballe plus que du vent - c'est chouette le vent, c'est gros de la rumeur du monde, et ça peut s'emballer.

21/10/2014

nous sommes le cube

Dans un vortex procédant du néant,
dont le nom était déjà galvaudé,
des bras et des jambes rivés aux parois,
s'agitaient en tous sens, en toute indécence,
évidant le rêve de sa moelle épinière;
ricanements et sanglots se confondaient
en un affreux et constant hurlement,
et constituait l'épiphanie des temps à venir.

Là, dans ce maëlstrom insensé, tu étais,
moitié chair, moitié symbole,
traquant ton semblable composite,
luisant de tes mille feux,
super-nova d'outre-tombe,
délivrant des oracles boréaux
au saurien qui me dévorait les yeux.

La machine machinait machinalement,
tourneboulant nos quadripôles déréglés,
incendiaire de nos corpus pariétaux,
métamorphisant nos os assoiffés,
et cette incroyable créature apparut,
et de sa bouche glossolale dit:
"nous sommes le cube".

Subjugués nous nous figeâmes,
des jours, des années, des éons,
nous devînmes ces montagnes
de pierre dévorante qui pensent,
sanglotent et prient les vents
de rallumer cet incendie,
cette folie.

05/10/2014

paraboles disjonctives

dans la revue 17 secondes