01.07.2008

BlueTurtle, sa vie, son, oeuvre




Madame, Mademoiselle, Monsieur, j'ai le plaisir d'introniser le dénommé BlueTurtle dans la blogosphère. Ce texticule fera office de baptême pour ce mélancolique combattant . BlueTurtle est né pour tenter de devenir joueur de Go 1ère dan, c'est à dire petit senseï officiant dans un périmètre de 19x19 me, sur KGS.

Aujourd'hui, BlueTurtle est stabilisé aux alentours de 14 kyu, ce qui est un niveau moyen, éventuellement prometteur, en tous cas pas foncièrement inadapté.

Le Go est un monde autosuffisant. Il est tout à fait envisageable de vivre exclusivement dans ce périmètre de 19x19 me, entre Noir et Blanc, avec pour unique objectif de vivre et tuer.

Placer deux ou trois Tesuji dans cet embrouillamini de connexions plus ou moins stables, développer des séquences Sente, en concéder d'autres Gote, vivre et tuer pour acquérir du Territoire et de l'Influence, que demander de plus à la vie ?

Bien entendu vous pourrez suivre l'évolution de BlueTurtle sur KGS, apprécier comment il annexera le territoire, comment il se remettra des attaques saignantes de ses adversaires ...

BlueTurtle, je te souhaite tout le succès que tu mérites (oui, je sais, autant fermer sa gueule, mais bon il fallait absolument une neuvième phrase). Ça va pas être facile, va falloir tailler dans la bidoche, va falloir rester alerte, ne pas céder aux fallacieuses invitations des sirènes, déjouer les pièges les plus sournois, gérer la peur, savoir abandonner, enfin vaincre et rester digne.

10.05.2008

Mais que fait la police ?


Je n'ai pas encore de réponse précise à vous communiquer à ce sujet, mais par contre, je puis vous annoncer que ces derniers temps, leurs cousins germains, les gendarmes, affûtent leurs pinceaux, préparent leurs couleurs et choisissent soigneusement leur sujet, pour le grand concours artistique: Gens d'Art - Gendarmes (GAG). 

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Le GAG n'est pas un gag, nous ne sommes pas le premier avril, et les gendarmes ont comme comme tout un chacun une sensibilité artistique; certains sont probablement même de grands artistes.

J'ai souvent été très surpris de découvrir de véritables artistes "fourvoyés" dans des emplois à cent milles lieues de leur violon d'Ingres. Par exemple je connais un peintre génial qui fait de la maintenance électro-mécanique, je connais aussi un grand guitariste classique qui répare des vélos; Jean Dubuffet était un vendeur de pinard avant d'être le chef  file des "art-brutistes" et Franz Kafka, un obscur agent d'assurances avant d'être Kafka.

Tout ça pour dire qu'il faut évidemment gagner sa croûte en ce bas monde; vivre de son art n'est pas donné à tout le monde. Alors un gendarme qui fait des aquarelles, ben oui, pourquoi pas ?

 

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D'une manière générale, on donne beaucoup trop d'importance au travail dans notre société; les gens se confondent littéralement avec leur profession. Si cela est valorisant pour les gens qui sont satisfaits de leur emploi, cela peut vite devenir assez triste lorsqu'on estime réaliser un travail stupide. "Je suis facteur", "je suis professeur", "je suis chef d'entreprise". Bof, c'est pas terrible comme cogito, ça ne vaut pas "je pense donc je suis", qui lui-même est déjà très discutable. Ce qu'il faudrait dire c'est: "je fais le facteur", "je fais le professeur" ou encore "je fais le chef d'entreprise"; c'est en effet beaucoup plus juste, parce que nous sommes tout de même bien plus complexe qu'un statut professionnel, du moins je l'espère.

 

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L'autre chose que je voulais dire dans ce billet, c'est que la qualité d'artiste ne devrait pas représenter en soi une catégorie professionnelle, c'est une véritable aberration sociale que d'assimiler les artistes à un corps professionnel. "Artiste" c'est un rapport au monde, c'est la capacité de formaliser des tendances qui sous-tendent notre réalité, c'est la capacité de transformer la souffrance en beauté, c'est la capacité d'enchanter le monde. Et s'il existe des artistes professionnels, pourquoi ne trouve-t-on pas des paranoïaques professionnels, des enragés professionnels, des amateurs professionnels ou encore des sinistres professionnels? Bien évidemment des gens comme cela existent, simplement et heureusement ils sont rangés différemment.

Il y a un autre écueil au fait de désigner une catégorie professionnelle par l'adjectif artiste, c'est que cela induit de facto une sorte de corporatisme, qui finit par enfermer les "artistes" dans des sphères totalement coupées de la réalité. Et donc les "artistes" se mettent à décrire, à dépeindre, à (dé)chanter des environnements qui ne reflètent plus aucune réalité et qui ne parlent plus à personne. D'ailleurs bien souvent les artistes établis deviennent parfaitement inintéressants, ils ne se confrontent plus au monde, "ils font les artistes".

 Ainsi, hypocrite lecteur, mon frère, mon ami, ne désespérons pas, les voies de la félicitée nous demeurent accessibles.

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18.04.2008

The Bilan

Bonbonbonbonbonbon, bon, bon ... mettons que l'opération Dugenou meets Houellebecq soit un essai, déformé puis transformé. Mais à quel prix mon ami-e ? (justement quedalle). Dans l'intégration des vidéos youtubesques, l'image se retrouve systématiquement désynchronisée, elle est en retard sur le son. Dans un premier temps, ça m'a paru catastrophique, puis je me suis dit que c'était peut-être une bonne idée , parce qu'en effet, cet objet filmique a été conçu sur le principe même du décalage image/son. Donc si Youtube en remet une couche, c'est juste qu'il a parfaitement compris le principe de ce film. Tropacon Youtube ! De plus, Youtube a eu l'idée géniale de choisir de mettre d'abord le son, et sa spécificité évanescente, qui me paraît contenir l'essentiel du propos; et l'image, beaucoup moins importante, n'aura qu'à se démerder pour raccrocher les wagons, induisant de fait, ces fameux décalages, et je l'espère, une porte d'accès vers l'altérité. Je reconnais bien entendu avoir un mépris diffus pour l'image, et je compâtis parfaitement avec les religions qui en interdise la prolifération. Par ailleurs cette histoire était déjà un truc assez flottant, voire flou, dans sa forme littérale, puis filmique. Depuis qu'il survit sur le WEB, je crois qu'il est devenu proprement insaisissable.

La grosse amélioration, c'est tout de même le découpage. Et oui, parce vous avez échappé à la version intégrale, dans la salle obscure, en grand pour les yeux, et en fort pour les oreilles. Et ça durait une heure, et après fallait encore se taper le débat avec Dugenou. Bref, une expérience monstrueusement bavarde - le moi-je-movie dans toute son horreur. Ceci aura je pense, obscurément contribué au billet Parler n'est pas vraiment nécessaire. Mon dieu, nous sommes peu de chose.

Je ne m'attarderai donc pas sur le sens de ce truc ... et même, je vous en propose un autre, de truc: la personne qui m'aura transmis le rapport le plus pertinent sur cet objet filmique, deviendra le bienheureux acquéreur du dévédé original, avec l'image et le son synchronisés, une très jolie pochette, et un authentique poil de couille de l'auteur-réalisateur (lavable en machine à 40°).

 

Bonne chance à tous °v°

25.03.2008

intermède chevalin

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15.03.2008

Occupe toi pas de la politique, si tu veux pas qu'la politique s'occupe de toi

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Ma femme est de Gauche, ma fllle est de Droite, et moi je suis un Joker712932813.jpg

03.03.2008

Parler n'est pas vraiment nécessaire

Parler n'est pas vraiment nécessaire, le monde et nous-même nous porterions nettement mieux, si nous pouvions éviter de parler. Le truc c'est que «ça» veut parler, et que «ça» parle au travers de nous. Et donc nous disons n'importe quoi. Parce qu'en réalité nous n'avons rien à dire, nous sommes simplement parlés en quelque sorte, par des «forces» qui se servent de nous, pour raconter des histoires. Le problème, c'est que nous n'avons aucune idée de la finalité de ces histoires.

Combien de fois m'est-il arrivé de me retrouver en désaccord avec ce que je venais à peine de proférer. Pas plus tard que samedi, je me suis entendu dire, à la réunion du bureau politique, exactement l'inverse de ce que je pensais en réalité. Résultat: «je» me suis foutu dans la merde. Cette saloperie de truc qui a parlé par ma bouche ! mais qu'est-ce qu'il avait besoin d'ouvrir sa gueule?

Je me tenais là, vaguement assis autour d'un bureau, avec quelques homologues, plus ou moins exaltés. Nous étions en train de mettre au point une stratégie de sabotage: il était question de dérégler une ligne de production d'actualités télévisées, pour créer un rapport de force avec les décideurs, et ainsi exiger une augmentation pécuniaire substantielle, puisque nous étions des maillons directs, de cette ligne de production. J'avais compris en mon for intérieur que c'était une erreur, et soudain j'ai ouvert ma gueule pour dire que j'agréais cette opération, qu'elle me paraissait normale - et pour ainsi dire légitime -, alors que je savais pertinemment que c'était une catastrophe.

Maintenant j'ai décidé de ne plus parler, et ce jusqu'à ce qu'on m'explique clairement ce que parler signifie.

Pas me prendre pour un con non plus.

01.03.2008

Communiqué

Mes chers amis,

Je vous prie de bien vouloir excuser l'inertie de mon blog. Ce n'est pas le fait d'être à cours d'imbécilités à produire, non rassurez-vous, j'ai encore plein de CHOSES FONDAMENTALES à exprimer, et vous serez les premiers à profiter de ces inconstestables progrés de l'aventure humaine.

Le problème, c'est que mon hébergeur Haut&Fort est en chantier, je n'ai donc plus la possibilité d'éditer des images, et comme c'était devenu un élément assez essentiel de mes élucubrations, je me retrouve dans le caca. Quant au texte, je ne suis même pas sûr de pouvoir publier celui-ci.

J'espère que la situation va s'arranger avant une quinzaine, sinon je vais être obligé de changer d'hébergeur, ce qui m'ennuie, étant donné que j'avais pris mes petites habitudes avec Haut&Fort. Mais peut-on interrompre le développement d'un média aussi essentiel que celui-ci ? Non, je me battrais jusqu'au bout, et nous réussirons à imposer notre vision au monde - en pleine deliquescence, est-il besoin de le rappeler.

Bref, je vous tiendrai au courant, et en attendant je vous invite à zoner sur les blogs inscrits dans ma rubrique "liens".

Je vous aime.

Michel Meyer

11.02.2008

Attention évènement historique !

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CONFORAMA & DARTY, les deux seules enseignes commerciales autorisées à ériger une succursale sur Ellis Island, aux côtés de la Statue de la Liberté.

Les deux magasins ont été aujourd'hui inaugurés par Georges Bush et Nicolas Sarkozy, qui se sont mutuellement félicités.

Nicolas Sarkozy a pour sa part voulu souligner "la portée civilisationnelle" de cet évènement historique, tandis que Georges Bush, qui s'est longuement confié à Janice Kohler sur CBS News, déclare: "en tant qu'ex Number One sur le plan mondial, nous nous devons d'être fidèles aux profondes convictions qui ont forgé ce pays; nous sommes fiers et heureux d'accueillir DARTY & CONFORAMA, à l'endroit même où notre Statue de la Liberté observe, éclaire, et bénit l'incontinent européen ."

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24.01.2008

la première phrase

Je n'écris jamais de première phrase. C'est bien trop angoissant. Tous mes romans commencent avec une deuxième phrase. Et cette deuxième phrase, je la fais généralement courte, parce qu'elle n'a de fonction que de déboucher sur la troisième phrase, qui alors pour le coup, est une phrase carrément inoubliable. Après c'est tranquille-pépère sur 350 pages, jusqu'à l'avant-dernière phrase, parce qu'évidemment je n'écris jamais de dernière phrase.

11.01.2008

antropomorphisme

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J'ai encore croisé un lit-double qui se prenait pour un visage humain. Il y a de plus en plus d'objets désireux de s'intégrer à notre humanité. Quand on y pense, c'est vraiment dégueulasse de les exclure de notre société. En plus, après ils se vengent bassement avec les moyens qui sont les leurs. Aussi ai-je créé la Ligue Protectrice des Objets Dissidents parce que c'est notre devoir de veiller à l'harmonie universelle, et d'intégrer tous les trucs qui réclament notre bienveillance. De plus,

JE SUIS AUSSI UN OBJET !

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