26.01.2009
sataniques confessions

09:52 Publié dans recyclage | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : roman, marc sefaris
06.01.2009
Chrysanthème
yeux de glace
sous le ciel gris
le froid s'insinue
réifie les eaux
pourrissantes parures
nature désolée
jaune, rouge en bordure
au dedans mordorée
pandémique système
passion atmosphérique
cherche la chaleur
d'une religieuse fiction
chaudes les couleurs
de la triste saison
maussades les coeurs
dans la grande maison
23:16 Publié dans recyclage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
06.11.2008
Yes we can !

16:34 Publié dans recyclage | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : barack obama
Obama casse la baraque
Barack Obama.
Immense espérance pour les États Unis d'Amérique, un grand président vient d'être élu, semble-t-il. The right man, in the right place, at the right time. Et le monde entier attend énormément de lui, et il donne la sensation d'être capable de relever le défi. Quelle magnifique aventure en perspective !
Révolution ? espérons que non. Évolution plutôt. Sortir du marigot de la politique politicienne et inconséquente tient davantage de l'évolution. Une révolution serait juste une couillonnade supplémentaire.
Le fait d'avoir eu un adversaire aussi grotesque que John Mc Cain, a, je pense, été l'élément déterminant de la victoire d'Obama. Ce pauvre type faisait étrangement penser à Charlie Chaplin vers la fin de sa vie, un vieux clown décati. Jamais vu un présidentiable aussi doué pour se dynamiter lui-même. Encourager la guerre en Irak, se prévaloir de Bush comme modèle, choisir un porte-flingue pour colistière, fallait-il être juste contemporain pour imaginer que cela puisse être populaire aujourd'hui ? Et donc la question est la suivante: qui a payé John Mc Cain pour jouer ce rôle de guignol ?
00:05 Publié dans recyclage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : barack obama
26.10.2008
Notez bien
Difficile de redémarrer après le précédent billet, je suis comme sous l'emprise de ma propre injonction. C'est d'ailleurs toujours ce qui m'a diffusément angoissé dans l'écriture, le fait que le texte puisse devenir programmatique, prophétique, et finisse par conditionner l'existence.
Donc de fait je vous propose ce billet sans objet. En gros, juste des phrases, pour vous délasser, sortir de vous-même deux secondes. Mais attention ! Vous ne gagnerez peut-être pas forcément au change !! Vous prenez peut-être même un sacré risque !!!
Pour calmer je jeu, je vous annonce tout de suite que ce texte sans objet n'ira pas au delà de cinq paragraphes. Nous n'avons pas que ça à foutre, bien entendu.
Donc des phrases. En voilà déjà une de sept mots. C'est très facile en fait. Et je peux pratiquement écrire n'importe quoi. Par exemple: la journée était belle malgré les pluies intérieures, ou encore: j'aime le nougat et le magret de canard. Ensuite j'enchaîne avec celle-ci, un peu plus longue, avec des complications, des conjonctions subordonnées élégantes, des éclaircissements, et qui finit par s'interrompre brutalement sans aucune explication.
Tout cela pour aborder présentement l'ultime paragraphe de ce texte sans objet. C'est là que je boucle et que tout le monde descend. Vous pouvez maintenant regagner vos pénates, c'est la fin de la communication. Nous espérons que vous avez passé un agréable moment en notre compagnie, et vous souhaitons une bonne continuation.
00:08 Publié dans recyclage | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : toutes ces choses
30.09.2008
silence bordel !
13:51 Publié dans recyclage | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : prokoviev
25.09.2008
Entre les murs
Un bien beau film, un rien chiant, donc pas si mal en fait. En France il semble y avoir un véritable engouement pour les films autour de l'école, l'épicentre de la crise sociétale, à laquelle nous ne comprenons plus grand chose.
Il s'agit donc d'un film politique, cependant réalisé par un cinéaste non engagé. Situé entre le réel et la fiction, avec des acteurs et des non-acteurs, disons des actants pour utiliser un mot qui en jette un peu, le film expose les difficultés d'un enseignant (idéaliste?) à faire son travail dans le contexte tendu d'une sorte de classe de ZEP. En l'occurence, cette approche mixte fiction/documentaire est importante, parce que ce mélange des genres crée une ambiance, une qualité très particulière, sorte de néo-réalisme à la française. Le film a été tourné en vidéo numérique avec 3 caméras tournant en continu, dans la longueur, et ceci pour pouvoir capturer des instants très fugaces, et laisser "le réalisme" imprimer sa marque dans le film.
Et donc nous suivons le protagoniste, jeune professeur principal de français, profil de gauche, sentimental, aux prises avec une classe d'élèves d'origines diverses: afrique, asie, maghreb, europe - à l'image du XXe arrondissement de Paris. Ce professeur se trouve également être l'auteur du livre éponyme, ainsi que le coscénariste du film, ajoutant davantage de confusion entre le réel et la mise en scène. Cela se passe dans un collège du XXe arrondissement de Paris, où ce professeur s'évertue à instaurer un climat sympa, open mais pas trop, avec ces élèves de 4e qui en profitent un peu mais pas trop. Et là nous avons Souleymane, un élève d'origine malienne, que ce professeur arrivera, à contrario, à faire exclure du collège, avec la perspective d'un retour forcé au Mali (spécial dédicace à Sarko).
Le scénario est bien échafaudé, les personnages sont attachants, mais le propos reste assez caricatural, voire simpliste. Le film se demande (et nous demande) si l'école - que l'on désigne idéalement comme le lieu de "la chance pour tous" -, est dans son rôle lorsqu'elle est à l'origine du renvoi d'un élève, apparement mal adapté.
Malgré son inadaptation, Souleymane est un individu intéressant, selon la grille d'appréciation du jeune professeur, et de la mienne aussi. C'est lui qui, à l'occasion d'un exercice d'autoportrait, en arrivera à dire au professeur, qu'il n'a pas l'habitude de se dévoiler en public, ce qui paraît parfaitement légitime et remet en question l'exercice. La transparence n'est-t-elle pas liberticide ? De plus, il a un magnifique tatouage sur l'épaule, inspiré du Coran, et qui dit en substance: "si tu n'as rien de plus intéressant à ajouter au silence, autant fermer ta gueule", une formule péremptoire qui renvoie le verbiage du cours dans une sorte de néant philosophique des plus intéressants.
Le film s'adresse aux professeurs, à travers cette histoire particulière de prof qui "travaille à la paix sociale", en plus ou au delà de ses attributions d'enseignant, et qui, semble-t-il, se retrouve piégé dans l'engrenage fallacieux de l'exclusion d'un élève, alors qu'il favorise dans sa façon de faire, une ouverture et une souplesse entre la position de l'enseignant et la position de l'élève.
Pour conclure, je dirais qu'il s'agit d'un bon film, qui pose des questions, et se garde bien entendu d'apporter la moindre réponse. Si tu n'as rien de plus intéressant à ajouter au silence, autant fermer ta gueule.
16:04 Publié dans recyclage | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, palme, éducation nationale, osso bucco
13.09.2008
Darwin, la selection naturelle et le bonheur
Selon l'éminent scientifique, le "struggle for life" est compatible avec le bonheur, et non seulement il est compatible mais en plus il est nécessaire. Dans l'autobiographie du bonhomme, je découvre avec stupéfaction et ravissement que l'espèce humaine n'aurait jamais pu perdurer sans sa naturelle prédisposition pour le bonheur. Darwin n'était pas croyant, il était très éloigné de tous les mythes religieux, mais persuadé à la fin de sa vie, que l'homme, contrairement à ce qu'indique le christiannisme, le bouddhisme, et un certain nombre de sinistres philosophies de la condition humaine, était ontologiquement rivé au bonheur et au bien-être. J'aime autant vous dire à quel point j'ai été soulagé de lire ce passage. Darwin, I love you.
10:16 Publié dans recyclage | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : darwin, bonheur, selection naturelle
11.09.2008
La possibilité etc ...
Que faut-il penser du premier long-métrage de Michel Houellebecq ?
Pour se détendre tout de suite, disons que ce n'est pas un chef d'oeuvre, nous n'avons pas affaire à un cinéma qui révolutionne le genre, comme ça a pu être le cas pour ses romans et sa poésie. Ce n'est pas un grand film, alors qu'il contient tout de même quelques beaux passages, quelques idées, je suis assez tenté de dire que c'est une mièvre adaptation de son propre roman.
Un film d'écrivain, c'est à dire littéraire, assez chiant en fait.
Il y a par contre une très belle composition musicale de machinchouette. Lyrique, émotive, elle sert à merveille le propos neurasthénique houellebecquien. C'est très délicat de plonger un film dans une musique aussi émouvante, l'ensemble du propos prend définitivement la teinte dramatique de la musique, qui est un vecteur nettement plus prépondérant que tous les autres vecteurs du cinéma. Mais comme c'est une belle musique, et bien c'est une réussite. Je pense même que ce film très statique y gagne beaucoup.
Il y a certes de belles images, m'enfin c'est la moindre des choses pour un film. Cela reste un discours filmique assez pauvre, mettant en avant un texte, des théories, une poésie nettement plus convaincantes dans le roman.
Tout cela est à vrai dire rassurant. J'aurai été profondément choqué de constater que ce génial poète et romancier soit aussi un réalisateur hors pair. Michel Houellebecq est un être humain.
20:30 Publié dans recyclage | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
I had a dream


Puis, il n'y eu plus que de la caillasse, des strates minérales.



Sous le ciel.

Et la montagne.


Ma femme, elle, avait bizarrement perdu son visage; sa tête était intégralement recouverte de long cheveux marrons.

Et elle pondait des oeufs aussi.
C'était super, nous avions la possibilité de faire des omelettes aux champignons, sans avoir recours à quiconque ni à quoi que ce soit. Du producteur au consommateur, nous vivions en parfaite autarcie.
Puis ce fut Lourdes, j'y avais un petit commerce.


Notre fille de trois ans : Xantia - qui a récemment rejoint la ligue des X-women juniors -, avait réalisé la synthèse des travaux de Soubirou, Girard, Crick, Watson et surtout Dick.

La Théorie Mimétique avait littéralement réformé le Freudisme. L'humanité abordait à nouveau un palier décisif de son évolution.

Mon fils Arjuna 7Kyu 
- cet autre énormissime génie tout terrain, avait quant à lui simplement découvert un nouveau plan gravitationnel, situé sous le niveau de la mer, résolvant ainsi l'un des problèmes les plus délicat du XXIe siècle: la surpopulation sur Terre. Découverte hasardeuse ? Le hasard n'est-il pas simplement le nom que nous donnons aux conjonctions d'évènements auxquelles nous ne comprenons rien ?

ici, en conversation avec Helmut Glützenbaum, PhD en sciences océaniques.



Il me réclamait quelque chose, mais je ne comprenais pas vraiment.

11:13 Publié dans recyclage | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note


