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02/09/2010

Tournée de Mathieu Amalric


Digne Héritier de Cassavetes. Un film sanguin dans une France exsangue. Les personnages sont vivants, traversés par l'émotion, en crise. Ils s'aiment, se détestent sur fond burlesque de "show must go on". Tragique.

Ode à la femme, la "vraie", non pas l'icône cosmétique, cette "belle femme média-normée", totalement coincée, complexée, triste, dont l'unique fonction semble être de figurer l'antithèse de la créature féminine amalricienne. La créature amalricienne est charnue, séduisante, d'une vitalité dyonisiaque. Elle annexe totalement la réalité diégétique aux hommes relégués à des fonctions d'intendance. Et dans cet univers féminin, le double amalricien offre le spectacle émouvant et tragique d'un funambule traversant le gouffre de la crise masculine.

I love it.

INCEPTION


Synopsis intéressant, ludique. Belle machination, piège à spectateurs efficace. Si le vernis "grand studio américain" ne venait pas tout gâcher, je veux parler de ces fusillades intempestives, ces incessantes destructions matérielles et humaines, et la cerise sur le gâteau: l'assaut de la forteresse crypto-soviétique, dans des paysages de neige, dont l'esthétique est si faible, qu'elle apparaît juste comme un gros étalage de pognon, sensée probablement justifier le budget colossal du film. L'autre faiblesse notoire réside dans le manichéisme scénaristique, mettant en scène la resucée équipe de spécialistes très faiblement caractérisés, ayant une mission capitale à accomplir. Un "team movie" lourdingue. Standard bling-bling, dommage.

09:10 Publié dans blogging | Lien permanent | Commentaires (0)