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26/10/2008

Notez bien

Difficile de redémarrer après le précédent billet, je suis comme sous l'emprise de ma propre injonction. C'est d'ailleurs toujours ce qui m'a diffusément angoissé dans l'écriture, le fait que le texte puisse devenir programmatique, prophétique, et finisse par conditionner l'existence.

Donc de fait je vous propose ce billet sans objet. En gros, juste des phrases, pour vous délasser, sortir de vous-même deux secondes. Mais attention ! Vous ne gagnerez peut-être pas forcément au change !! Vous prenez peut-être même un sacré risque !!!

Pour calmer je jeu, je vous annonce tout de suite que ce texte sans objet n'ira pas au delà de cinq paragraphes. Nous n'avons pas que ça à foutre, bien entendu.

Donc des phrases. En voilà déjà une de sept mots. C'est très facile en fait. Et je peux pratiquement écrire n'importe quoi. Par exemple: la journée était belle malgré les pluies intérieures, ou encore: j'aime le nougat et le magret de canard. Ensuite j'enchaîne avec celle-ci, un peu plus longue, avec des complications, des conjonctions subordonnées élégantes, des éclaircissements, et qui finit par s'interrompre brutalement sans aucune explication.

Tout cela pour aborder présentement l'ultime paragraphe de ce texte sans objet. C'est là que je boucle et que tout le monde descend. Vous pouvez maintenant regagner vos pénates, c'est la fin de la communication. Nous espérons que vous avez passé un agréable moment en notre compagnie, et vous souhaitons une bonne continuation.

00:08 Publié dans blogging | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : toutes ces choses

Commentaires

J'ai lu tes phrases inutiles avec soin, je les relirai assurément, car j'ai bien compris que tout cela était codé, qu'une intense philosophie nouvelle se cache sous tes formules faussement tautologiques.
Mais je souffre à présent, car je voudrais pouvoir rédiger un commentaire aussi creux que ton billet pour être en osmose, mais je crains de ne jamais pouvoir me hisser au niveau d' une telle vacuité.
Heureusement que je mène une vie qui ne sert à rien; ça me console un peu.

Écrit par : Marco | 27/10/2008

Rassure-toi cher Marco, ton commentaire, à défaut d'être parfaitement inutile, aura eu le mérite de produire sur moi cet effet de "présence" si précieux, si fondamental. Quelqu'un m'entend, me comprend, et nous échangeons des pensées. Une telle simplicité est juste extraordinaire.

La vacuité ou l'art de modeler le néant pour lui donner l'apparence de tout ce qu'il n'est pas, est le cadeau fait aux pauvres hères qui entrevoient l'effroyable absurdité de leur condition, et qui dans un geste vengeur, le renvoie à la face de l'humanité indolente, qui voudrait tant pouvoir s'en affranchir.

Écrit par : Michel M | 27/10/2008

les violons sonnent toujours trois fois... i repeat les vilons sonnent toujours trois fois

Écrit par : Gondolfo | 23/02/2009

- Message bien reçu Gondolfo -

Écrit par : Michel M | 23/02/2009

Les commentaires sont fermés.