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28/05/2008

portes donnant sur la voie

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18:12 Publié dans blogging | Lien permanent | Commentaires (1)

20/05/2008

Big Thom is watching you

 

 

Bon, ton blog est une véritable industrie à texte, comment est-ce que vous vous organisez pour pondre  autant d'histoires, de commentaires; tes nègres sont-ils correctement payés et ont-ils des papiers en règles ?

En fait... oui et non, puisqu'il s'agit de mes doubles. Un pour la musique, un pour la litté, un pour les travaux d'écriture, un autre pour commenter les blogs que j'aime (attention : celui qui les commente n'est pas le même que celui qui les lit), six autres pour la vie courante (un par maîtresse)... mais bon, ils n'ont aucun problème de papiers puisqu'ils s'appellent tous plus ou moins Thomas, ou Thom ou ThomThom... ou encore Tom, Tommy, Toto...

 

Le Golb est-il la grande oeuvre de ta vie ?

Je crois qu'on peut légitimement le supposer. Proportionnellement à la longueur de ma vie, c'est l'œuvre qui m'a pris le plus temps (en fait, pour être exact, c'est la seule que je n'ai pas abandonnée au bout d'un mois). Enfin bon, je dis ça... mais le mot "œuvre" me gène quand même un peu. Je le trouve un peu trop modeste eu égard à ce que Le Golb représente réellement, tant du point de vue qualitatif qu'en terme d'impact sur l'imaginaire collectif. Preuve en est que lorsque je réponds à une interview les questions ne sont pas posées par n'importe qui, mais par l'homme qui a théorisé la problématologie. Ca se pose un peu là, il me semble.

Peut-on encore être de gauche au XXIe siècle ?

Hélas oui, mais j'ai bon espoir que la question soit réglée d'ici le XXIIe. A vrai dire il est fort possible que la gauche meurt avec moi. Et je fume trop pour vivre centenaire.

 

Tu es (ou a été) comme moi préoccupé par ce que l'on appelle la dépression ? Est-ce une maladie ? un aspect de la psychologie humaine ? une spécialité occidentale ? C'est quoi-donc-est-ce la dépression ?

A priori c'est une malade clinique qui se soigne avec des médicaments, mais bon, de nos jours n'importe qui qui a un pet de travers est considéré par la société comme dépressif. Quelqu'un qui pleure à chaudes larmes sans se préoccuper de savoir s'il est au milieu d'un bar est un dépressif. Il m'arrive d'avoir un coup de blues pendant deux ou trois jours, ce qui signifie que je suis profondément dépressif. Et entre nous je te trouve un peu palot - je crois que tu devrais consulter.

 


J'ai cru comprendre dans l'un de tes billets à propos de Johny Cash, de Daniel Darc et de la "foi", que tu te situais parmi les gens qui avait "la foi". En quoi as-tu la foi ? Est-ce la seule alternative pour conjurer notre propension à avoir "les foies" ?

Je vais dire un truc qui est très mal vu de nos jours : je crois en Dieu. Je crois en son amour, en sa paix, je crois qu'il regarde les hommes, qu'il est l'incarnation même de la bienveillance. Et pour tout te dire : je prie chaque soir avant de m'endormir. Il y a de quoi me faire passer pour un dangereux intégriste, pas vrai ? Je trouve que les croyants sont vachement mal représentés dans les médias. Presqu'aussi mal que les fans de hard-rock (ce qui n'est pas peu dire). Parce qu'on les montre toujours accablés de tout un folkore pas possible, et puis grave à fond dans leur croyance, limite prosélyte (et je te parle, là, des croyants de toute confession). Alors que dans le fond, je crois (j'espère) que la plupart des croyants sont des gens comme moi, qui sont tout à fait normaux, qui ont une Foi profonde sans pour autant éprouver le besoin de faire chier tout le monde avec - et qui d'ailleurs n'y pensent pas eux-mêmes à longueur de journées. Ma Foi à moi est une sorte de paix intérieure, de force tranquille... appelle ça comme tu veux. Ca ne va pas très loin et fondamentalement ça n'a pas grand chose à voir avec les religions institutionnalisées. D'ailleurs je suis à la fois pieux et on ne peut plus laïque, et ma Foi s'exerce aussi au second degré - car Dieu a de l'humour. Beaucoup, même ! C'est quand même lui qui a inventé le concept. Comme en plus il est omniscient, il n'est pas dupe de mes manquements, encore moins des fois où je me sens obligé de me repentir pour le principe. Du coup il arrive souvent que je pique un fou rirs en plein moment de recueillement, j'imagine bien Dieu qui me regarde et qui me dit : "Ouais bon, Thomas, c'est bon là, me la joue pas comme ça - pas à moi. Et puis arrête de me demander des trucs, déjà je n'interviens pas, et puis entre nous je suis omniscient donc je sais déjà ce que tu veux !". Oui, parce que je suis quand même un jeune croyant, il faut le préciser. Je débute, en Foi. Mais plus le temps passe plus il me semble que le degré d'accomplissement ultime de la Foi c'est d'être tellement habité par elle qu'on éprouve plus le besoin (plus culturel que mystique) de prier - ce qui n'est rien d'autre qu'une manière de se raccrocher à quelqu'un qui nous a déjà bien arrimé. Peut-être même que prier relève du pléonasme. Les moments où je prie, dans le fond, ce sont surtout des moments agréables, doux, apaisants. Des instants de bien être où je peux l'espace d'une seconde dans la journée être complètement moi-même sans avoir à en rougir (j'ai l'aval de mon supérieur).

 

 

Qu'est-ce qu'un bon livre pour toi ?

Il y a une multitude de réponses possibles... alors pour la peine je vais dire ce qu'un très bon livre pour moi : un livre qui parvient à me toucher alors qu'il ne devrait pas du tout le faire, qu'il parle d'un truc dont je n'ai rien à battre où se situe à des années lumières de moi. Mais dont les qualités esthétiques, techniques, ou stylistiques transcendent le sujet pour lui permettre d'arriver jusqu'au lecteur que je suis (et si ça marche avec moi, il y a des chances que cela marche avec n'importe quel lecteur pourvu d'un brin de sens esthétique). Par exemple les textes où Bukowski parle des courses sont absolument géniaux, pourtant je n'ai jamais été aux courses de ma vie, ça ne m'intéresse pas, je ne connais pas les règles et pour tout te dire j'ai horreur des chevaux. Donc ces textes sont grandioses.  Idem pour les bouquins de Conrad sur les marins alors que j'ai horreur de la mer, horreur des marins et horreur des bateaux. Si ces textes là me touchent, c'est qu'ils grandioses. Non ? Le critère déterminant pour juger d'une œuvre étant évidemment son style, son esthétique... et pas du tout son sujet.

 

Il faut que je dise que j'ai un rapport singulier avec les Thomas en général, je me demande à tout hasard si tu en as également un avec les Michel ?

Euh... non. Je ne suis même pas sûr de connaître un seul Michel. En revanche j'ai eu un prof de techno, en cinquième, qui s'appelait Meyer. Mais tout le monde l'appelait Cradingue. Il était laid comme un poux mais surtout il était dégueulasse, sale, transpirant, une grosse barbe à mon avis pleine de microbes, et il matait les filles d'une manière absolument dégoûtante. Je l'aimais bien sûr beaucoup.

Qu'est-ce que tu dois absolument faire avant de mourir ?

Ne pas oublier de charger le revolver.

Que penses tu de moi ?

Rien. Je ne sais rien du tout de toi, alors je ne pense rien. Si, je crois que tu aimes beaucoup la nature (ce n'est pas ce qui nous rapproche le plus). Je crois aussi que tu es un gros paresseux, en témoigne ton article en date du trois juin dernier. Et ça, ça nous rapproche déjà un peu plus. Et pourtant, bizarrement, j'ai de la sympathie pour toi. Alors que je ne sais rien. Je pense que c'est un a priori positif dû au fait que la première fois que j'ai entendu parler de toi, c'était parce que tu m'avais cité dans un commentaire sur le blog de notre camarade Marco. Oui, mon Ego est comme ça (NB : attention au moment de la transcription : mon Ego s'écrit toujours avec une majuscule, il est très pointilleux là-dessus).

Qu'est-ce qui es le plus crucial, la littérature ou la musique ?

Je ne suis pas sûr de comprendre la question... ça veut dire quoi : "qu'est-ce qui est le plus crucial ?" ? Tous les arts sont également cruciaux. Pour moi comme pour n'importe qui d'un tant soit peu ouvert... maintenant si ta question c'est "duquel je me passerais le mieux" la réponse est sans doute la musique, la littérature étant placée un chouia au-dessus de tous les autres arts - uniquement pour être celui que je pratique. D'un autre côté si on m'enlevait la musique je me demande si j'arriverais à écrire...

 

Quelle sera la couleur du XXIe siècle selon toi ?

A en juger par ces huit premières années je dirais le bleu gendarme.

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J'ai toujours pensé que j'étais un saint, mais après que Big Thom m'ait renvoyé mon questionnaire , je me suis rendu compte que je n'étais qu'un ignoble mécréant, se vautrant dans la fange immonde de son révulsant égo hypertronase. C'était dur, je veux dire ce fut un moment difficile, enfin juste sur le moment, parce que juste après je me suis senti comme libéré d'un poids. Je ne serai plus jamais obligé de montrer l'exemple à cette bande de dégénérés qui se réclament de la même espèce que moi.

Saint Thomas est un type très difficile à cerner (à moins que ce ne soit Alf, encore que ce soit certainement la même personne), ce qui est assez paradoxal, pour un graphomane qui ne cesse de se déverser, de se mettre en scène, et de s'inventer dans les multiples textes que contient son Golb. J'ai été très touché en lisant plusieurs de ses textes, peu importe lesquels, il y en a beaucoup.

Cet échange est peut-être moins drôle que les précédents, mais qui a dit que nous étions là pour rigoler, n'est-ce pas Thom ?



podcast

 

23:15 Publié dans blogging | Lien permanent | Commentaires (7)

16/05/2008

La vallée de la Wormsa

307585723.2.jpgUne ancienne rivière de pierres 

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Direct from the quaternaire

 

 

 

 

 

 

13/05/2008

anthropomorphisme

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10:34 Publié dans blogging | Lien permanent | Commentaires (4)

10/05/2008

Mais que fait la police ?


Je n'ai pas encore de réponse précise à vous communiquer à ce sujet, mais par contre, je puis vous annoncer que ces derniers temps, leurs cousins germains, les gendarmes, affûtent leurs pinceaux, préparent leurs couleurs et choisissent soigneusement leur sujet, pour le grand concours artistique: Gens d'Art - Gendarmes (GAG). 

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Le GAG n'est pas un gag, nous ne sommes pas le premier avril, et les gendarmes ont comme comme tout un chacun une sensibilité artistique; certains sont probablement même de grands artistes.

J'ai souvent été très surpris de découvrir de véritables artistes "fourvoyés" dans des emplois à cent milles lieues de leur violon d'Ingres. Par exemple je connais un peintre génial qui fait de la maintenance électro-mécanique, je connais aussi un grand guitariste classique qui répare des vélos; Jean Dubuffet était un vendeur de pinard avant d'être le chef  file des "art-brutistes" et Franz Kafka, un obscur agent d'assurances avant d'être Kafka.

Tout ça pour dire qu'il faut évidemment gagner sa croûte en ce bas monde; vivre de son art n'est pas donné à tout le monde. Alors un gendarme qui fait des aquarelles, ben oui, pourquoi pas ?

 

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D'une manière générale, on donne beaucoup trop d'importance au travail dans notre société; les gens se confondent littéralement avec leur profession. Si cela est valorisant pour les gens qui sont satisfaits de leur emploi, cela peut vite devenir assez triste lorsqu'on estime réaliser un travail stupide. "Je suis facteur", "je suis professeur", "je suis chef d'entreprise". Bof, c'est pas terrible comme cogito, ça ne vaut pas "je pense donc je suis", qui lui-même est déjà très discutable. Ce qu'il faudrait dire c'est: "je fais le facteur", "je fais le professeur" ou encore "je fais le chef d'entreprise"; c'est en effet beaucoup plus juste, parce que nous sommes tout de même bien plus complexe qu'un statut professionnel, du moins je l'espère.

 

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L'autre chose que je voulais dire dans ce billet, c'est que la qualité d'artiste ne devrait pas représenter en soi une catégorie professionnelle, c'est une véritable aberration sociale que d'assimiler les artistes à un corps professionnel. "Artiste" c'est un rapport au monde, c'est la capacité de formaliser des tendances qui sous-tendent notre réalité, c'est la capacité de transformer la souffrance en beauté, c'est la capacité d'enchanter le monde. Et s'il existe des artistes professionnels, pourquoi ne trouve-t-on pas des paranoïaques professionnels, des enragés professionnels, des amateurs professionnels ou encore des sinistres professionnels? Bien évidemment des gens comme cela existent, simplement et heureusement ils sont rangés différemment.

Il y a un autre écueil au fait de désigner une catégorie professionnelle par l'adjectif artiste, c'est que cela induit de facto une sorte de corporatisme, qui finit par enfermer les "artistes" dans des sphères totalement coupées de la réalité. Et donc les "artistes" se mettent à décrire, à dépeindre, à (dé)chanter des environnements qui ne reflètent plus aucune réalité et qui ne parlent plus à personne. D'ailleurs bien souvent les artistes établis deviennent parfaitement inintéressants, ils ne se confrontent plus au monde, "ils font les artistes".

 Ainsi, hypocrite lecteur, mon frère, mon ami, ne désespérons pas, les voies de la félicitée nous demeurent accessibles.

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21:30 Publié dans blogging | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : police, gendarmerie, art

06/05/2008

Vous me reconnaissez ?

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15:07 Publié dans blogging | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : michel meyer