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29/07/2007

Claire

Quand j’étais petit, je veux dire encore plus petit
J’ai connu une fille qui ne te ressemblais pas du tout
Mais comme toi elle avait ce prénom si lumineux : Claire
C’était une Claire avec un gros nœud dans le cerveau
Toi, je t’imagine plutôt avec un gros nœud dans le ...

Je partirais peu après toi du Vaisseau. Tant mieux.
Cet établissement sans toi sera triste et chiant, je le crains
Même épisodique, même hypothétique, même allégorique
Ton environnement régénérait nos êtres moribonds

Je me souviendrai longtemps de tes chaussures tutti-frutti
De ta cascade de cheveux, de tes grands yeux d’huile
Des fourmis des bois, et de leurs rapports acides
Des grillons qui chantent en attendant de se faire bouffer

Tu peupleras un moment la nuit de mes désirs secrets
Avec ton tablier vert et ton Jack Russell noir et blanc
Ta grosse pierre sang qui brillait d’un feu sombre
Dans la pizzéria sicilienne de la route du Polygone
Quand nous alimentions nos machines, dans l’ombre

Et quand tu t’occupais de ces ignobles insectes
Ces mouches, acariens et autres saloperies monocellulaires
Qui puaient la mort, la merde et l’enfer
"Oh Schreck, on est pas seul à la maison !"
J‘ai rarement entendu un titre aussi con

Je n’ai pas vraiment de conseil général
Je ne sais pas comment tu me perçois
Qui sait ce que l’on devient
Dans la tête des gens ?

00:20 Publié dans poésie & assimilés | Lien permanent