27.09.2009

une main

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29.08.2009

Tchou-tchou la Ciotat

04.03.2009

anatomie de la peur

Dans les tréfonds de l'être
Une dissuasion
Issue du fond des âges
Diffuse et partage
La faille originelle

Érode
Pourrit
Divise
Détruit

Et l'inhumaine infiltration
Géologiquement
Structure l'humain
En une palpitation
Ennemie de l'amour
Incarné dans ton coeur
Qui combat et qui rêve

26.01.2009

sataniques confessions

 

 

 

 

 

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Dans son premier roman, Confessions de Satan, Marc Séfaris nous entraîne dans un néo-réalisme, inspiré du désenchantement houellebecquien. Il s'agit d'un roman initiatique qui dépeint une jeunesse teufeuse et larguée, empêtrée dans ses couches et ses joujoux plus ou moins dangereux. Du mythe baroque aux détails concrets, vous saurez tout sur le Mal, pendant qu'on vous baladera dans les méandres hasardeux de l'existence d'une jeune stagiaire en journalisme. Ainsi vous saurez tout sur les stupéfiantes soirées des djeunzs, vous saurez tout sur le furbish, la novlangue des djeunzs de moins de cinq ans, vous saurez enfin tout sur cette djeunze qui tente d'y voir un peu plus clair dans son existence, de faire de tri de ses amours contrariés. Le canevas dramaturgique est une intrication d'existences condamnées à servir le monstre démoniaque, presque malgré elles. Au delà de ces thèmes ressassés, qui font le succès du neoréactionnisme, il y a dans ce roman une interrogation sur la nature des liens familiaux, inextricablement mêlés aux desseins de l'adversité, qui rappelle Rois et Reines, d'Arnaud Desplechin, avec l'excellent Mathieu Amalric et la non moins grandiose Emmanuelle Devos.


Ni chef d'oeuvre, ni bouse, ce premier roman tente de délimiter les axes primordiaux, si tenté qu'il puisse encore y en avoir, de notre modernité. Un roman qui emprunte toutes les voies du genre, des plus intéressantes aux plus empruntées. L'intrigue peut paraître téléphonée, les personnages stéréotypés, mais l'ensemble invite à une reflexion sur la condition contemporaine; le style croustillant (gothique et jazzy) et les pénétrantes incises de l'auteur en font un livre très digeste et très agréable à lire.


Sur la quatrième de couverture, il y a une photo de l'auteur derrière des barreaux, façon détenu ou animal sauvage. Cette photo préfigure admirablement la condition des protagonistes mis en scène dans son histoire.


Nous attendons impatiemment le deuxième roman de Marc Sefaris, certain qu'il aura su reléguer aux oubliettes (mais pas au sous-sol) les petites faiblesses de ce premier roman, et étendre ainsi, le domaine de la qualité du prochain.




25.01.2009

scrabble 37

Lorsque Kali est zappée, que les vices détalent
Et les fours inouïs croisent les vergers haïs
Alors l'axe s'abat sur la feinte damnée
Et le congre nul médite la bête chaise

Le délire sauve -

14.01.2009

where is my mind

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06.01.2009

Chrysanthème

yeux de glace
sous le ciel gris
le froid s'insinue
réifie les eaux

pourrissantes parures
nature désolée
jaune, rouge en bordure
au dedans mordorée

pandémique système
passion atmosphérique
cherche la chaleur
d'une religieuse fiction

chaudes les couleurs
de la triste saison
maussades les coeurs
dans la grande maison

06.11.2008

Yes we can !

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Obama casse la baraque


Barack Obama.

Immense espérance pour les États Unis d'Amérique, un grand président vient d'être élu, semble-t-il. The right man, in the right place, at the right time. Et le monde entier attend énormément de lui, et il donne la sensation d'être capable de relever le défi. Quelle magnifique aventure en perspective !

Révolution ? espérons que non. Évolution plutôt. Sortir du marigot de la politique politicienne et inconséquente tient davantage de l'évolution. Une révolution serait juste  une couillonnade supplémentaire.

Le fait d'avoir eu un adversaire aussi grotesque que John Mc Cain, a, je pense, été l'élément déterminant de la victoire d'Obama. Ce pauvre type faisait étrangement penser à Charlie Chaplin vers la fin de sa vie, un vieux clown décati. Jamais vu un présidentiable aussi doué pour se dynamiter lui-même. Encourager la guerre en Irak, se prévaloir de Bush comme modèle, choisir un porte-flingue pour colistière, fallait-il être juste contemporain pour imaginer que cela puisse être populaire aujourd'hui ? Et donc la question est la suivante: qui a payé John Mc Cain pour jouer ce rôle de guignol ?

 

 

 

02.11.2008

improbable paquet

Pierre respirée, je m'élance sur le lino
d'un rare hôtel évidé. À l'aide.
Aspic bleuit, bâclé en psaume.
Docks étamés, singés repères.
Biopsie élue. Prière du saumon.
Tu sais la figue nulle.